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colloque 2013

Type de ressource : Congrès et Colloques
Que se passe-t-il dans la tête des médecins urgentistes dans les secondes qui précèdent et qui suivent la rencontre avec un patient ?
Que se passe-t-il dans la tête des médecins urgentistes dans les secondes qui précèdent et qui suivent la rencontre avec un patient ?
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Descriptif
CONTEXTE :
Le raisonnement clinique est au coeur de la compétence professionnelle des médecins.
C’est en particulier le cas dans le domaine de la médecine d’urgence, où plus de 9 erreurs diagnostiques sur 10 impliquent un problème de raisonnement (1).

Mieux comprendre le raisonnement pourrait ainsi permettre d’élaborer des stratégies d’enseignement visant à réduire ces erreurs (2).

Or, on en sait très peu sur la façon dont les médecins urgentistes raisonnent pour poser des diagnostics et prendre des décisions thérapeutiques (3).

L’objectif de cette étude était de comprendre ce raisonnement à deux étapes cruciales de la prise en charge du patient en urgence : la prise de connaissance des premières informations relatives au malade et les premières secondes de la rencontre avec celui-ci.

METHODE :
Des entretiens semi-directifs ont été réalisés jusqu’à saturation des données auprès de 15 médecins urgentistes experts, à l’issue de la prise en charge d’un patient réel, dans leur milieu habituel de pratique.

La prise en charge était filmée en perspective subjective située, grâce à une micro-caméra fixée sur la tête des praticiens.

La revisualisation de l’événement selon le propre point de vue du médecin avait pour objectif de faciliter, lors de l’entretien, la verbalisation rétrospective des processus de raisonnement mobilisés dans l’action.

Les données ont été analysées dans le cadre d’une approche interprétative reposant sur une analyse thématique avec comparaison constante.


RESULTATS :
Tous les médecins qui avaient eu accès à des informations relatives au patient en amont de la rencontre avaient généré au moins une hypothèse diagnostique avant même de voir le patient.

Pour y parvenir, les médecins utilisaient un nombre très limité d’informations, dont beaucoup étaient de nature contextuelle (l’origine de l’admission, le moyen de transport aux urgences, le secteur d’admission aux urgences, etc.).

Lors des premières secondes de la rencontre avec le patient, les médecins prélevaient essentiellement des données de nature visuelle (la position du patient, son conditionnement, son faciès, la couleur de sa peau, etc.) qui leur permettaient de confirmer ou d’infirmer les hypothèses générées en amont, et/ou de générer de nouvelles hypothèses. Intuitivement, ils appréciaient également en quelques secondes l’état général du malade sur le plan de la gravité.

Ce jugement était déterminant, car il guidait les intentions initiales du praticien : poursuivre la démarche diagnostique ou initier une prise en charge thérapeutique d’urgence.


CONCLUSION :
Le raisonnement clinique des médecins urgentistes commence dès qu’ils prennent connaissance des premières informations relatives au patient.
Ce raisonnement est de nature intuitive, ce qui signifie qu’il ne nécessite pas d’effort conscient et qu’il est extrêmement rapide.
Explorer chez les apprenants les résultats de ce raisonnement intuitif et les aider à juger de la valeur diagnostique des données disponibles dans un environnement informationnel très riche pourraient constituer des stratégies d’enseignement très efficaces.

1 Kachalia et al. Ann Emerg Med 2007;49:196-205
2 Sandhu et al. Ann Emerg Med 2006;48:713-9
3 Croskerry. Acad Emerg Med 2000;7:1223-31


Auteur : Thierry PELACCIA (1), Jacques TARDIF (2), Emmanuel TRIBY (1), Christine AMMIRATI (3), Catherine BERTRAND (4), Bernard CHARLIN (5), Valérie DORY (6)
Organisme de rattachement :
(1) Université de Strasbourg, France ;
(2) Université de Sherbrooke, Canada ;
(3) SAMU – CESU 80, France ;
(4) SAMU – CESU 94, France ;
(5) Université de Montréal, Canada ;
(6) Fonds de la Recherche Scientifique – FNRS et Université ca
Courriel de l'auteur principal :
thierry.pelaccia@wanadoo.fr

Date : 13/12/2013
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